Municipales : 46% pour la gauche, 40% pour la majorité - Le président de la République ne veut plus se mêler des municipales

Publié le par Rédacteur

undefinedLes listes de gauche obtiennent 46% d'intentions de vote au premier tour des municipales, contre 40% pour celles de la majorité, selon un sondage CSA réalisé dans les communes de plus de 3.500 habitants pour Europe 1 et Le Parisien/Aujourd'hui, publié vendredi.

56% des sondés entendent se prononcer "en fonction de considérations purement locales", 23% voulant profiter du scrutin pour "s'opposer à Nicolas Sarkozy et au gouvernement de François Fillon" et 16% pour les "soutenir", les reste étant sans opinion.

Les "listes soutenues par le PS, le PC, les divers gauche, les Verts" obtiennent 46% des intentions de vote, contre 40% à celles "soutenues par l'UMP et les divers droite".

Les "listes soutenues par le MoDem" obtiennent 7% d'intentions de vote, les "autres listes" 3% et celles soutenues par l'extrême-gauche et le Front National 2% chacune. 

Sondage réalisé les 23 et 24 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 812 personnes inscrites sur les listes électorales des communes de plus de 3.500 habitants. Méthode des quotas. Notice détaillée à la commission des sondages.

Source : AFP


Le président de la République ne veut plus se mêler des municipales. Le 8 janvier dernier, il assurait pourtant vouloir mettre son grain de sel dans le scrutin.
Nouveau retour en arrière signé Nicolas Sarkozy. En contradiction avec ses déclarations précédentes, le président de la République annonce ne plus vouloir se mêler des municipales. Il y a encore quelques jours, il assurait pourtant vouloir s’engager dans la bataille de mars, en faire un scrutin d'ordre national.
 
«Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», a martelé le chef de l'Etat, le 22 janvier lors de son déplacement à Pau.

Le 8 janvier dernier, pourtant, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat avait lancé qu'il s'engagerait «parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde». «Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent!», s'était-il exclamé. «Je m'engagerai» pour «mobiliser notre électorat» avait-t-il aussi assuré.

Mais depuis la donne politique a changé. Trois sondages successifs montrent une forte érosion de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy (l'un d'eux le place même derrière son premier ministre François Fillon), et deux autres sondages ont montré qu'une grande majorité de Français considèrent que les municipales sont avant tout «locales.» A la tête de l’Etat, le doute semble avoir pris place aux côtés des certitudes sarkozystes.

Source : Libération
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Publié dans Actualité

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